CANADEM

Depuis 1996. Mobilisation d'experts dans le monde entier.

Le front intérieur

Nos amis et collègues nous manqueront peut-être quand nous serons partis – mais ils continueront à vivre. Si nous avons un partenaire ou une famille, c’est différent. Chaque jour, chaque semaine, c’est aussi leur mission.

On prépare le départ

Nous pouvons laisser derrière nous bon nombre des routines et des responsabilités de la maison et du bureau. Ceux qui restent, cependant, s’occupent de tout sans nous et sans l’excitation de nos aventures.

Réfléchissez à ce dont vous vous occupez habituellement : factures, entretien de la voiture et de la maison, aller chercher les enfants, dépannage informatique. Faites tout votre possible pour mettre de l’ordre avant votre départ ou assurez-vous que quelqu’un d’autre dispose d’instructions claires sur ce qui doit être fait. Soyez très aimable avec cette personne à votre retour.

Préparez votre retour. À la fin de votre voyage, vous vous rendrez compte que vous avez perdu le fil de certaines tâches. Dressez une liste des choses à régler dès votre retour afin de ne rien oublier. (Prévoyez également quelques jours de récupération à votre retour, ainsi que du temps à passer avec votre famille. C’est pénible de descendre de l’avion et de retourner au bureau le lendemain matin. De toute façon, vous ne serez pas très productif.)

Restez en contact – mais pas trop

WhatsApp, les textos, les réseaux sociaux et les courriels sont à la fois une bénédiction et une malédiction pour les missions de courte durée. Ils nous permettent de rester en contact avec nos proches. Ils fournissent des sujets de conversation à notre retour, aident à résoudre les problèmes et nous aident à nous sentir plus ancrés lorsque nous sommes seuls sur le terrain.

Le risque est qu’ils deviennent un chez-soi virtuel – un piège qui nous donne l’impression d’être chez nous alors que nous sommes loin de chez nous. Pour être efficaces et nous sentir de plus en plus à l’aise dans notre nouvel environnement, nous devons nous y abandonner quelque peu. Nous devons souper dans des restaurants inconnus, accepter les invitations de nouvelles connaissances, nous contenter de regarder la télévision dans des langues incompréhensibles et observer avec émerveillement des matchs de cricket ou de bouzkachi.

Le défi consiste à trouver un équilibre. Lorsque ma femme ou moi sommes en mission, nous prévoyons de nous appeler seulement une ou deux fois par semaine, plus souvent uniquement en cas d’urgence. Cela nous permet de rester en contact et nous laisse plein d’histoires à raconter lorsque nous nous retrouvons. Il est important de ne pas fixer de calendrier rigide. Les services Internet tombent souvent en panne à l’étranger, et des attentes flexibles permettent d’éviter l’inquiétude et l’angoisse. Si vous avez de jeunes enfants, vous souhaiterez peut-être rester en contact plus souvent.

Mes collègues de CANADEM peuvent m’envoyer des courriels 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, lorsque je suis en déplacement, mais ils ont tendance à me contacter uniquement quand ils en ont besoin. Ils comprennent l’importance pour moi de pouvoir me concentrer pleinement sur la mission. À mon retour, une boîte de chocolats ou une autre friandise m’aide à me remettre dans le bain. (Choisissez toutefois vos friandises avec soin. J’ai découvert que les douanes canadiennes n’approuvent pas le jerky d’autruche.)

Faites attention à votre téléphone portable. Les frais d’itinérance vont monter en flèche si vous laissez les mauvaises applications activées. Prévoyez soit d’acheter et d’installer une carte SIM locale à votre destination, soit de laisser votre téléphone à la maison. Assurez-vous d’installer les dernières mises à jour de sécurité sur votre téléphone et votre ordinateur, et de sauvegarder vos données essentielles. Les virus étrangers et le vol constituent des risques potentiels.

Le défi de parler du voyage

Que dire pendant votre absence ? Si vous vous montrez trop enthousiaste, surtout si vous avez devancé les récits de malheurs de votre partenaire concernant les enfants ou les problèmes d’entretien, vous risquez d’avoir des ennuis. Concentrez-vous sur vos troubles intestinaux, le chaos routier et les priorités incompréhensibles de vos homologues, et vous obtiendrez soit un « à quoi vous attendiez-vous ? », soit un vol d’évacuation organisé par un groupe d’amis inquiets.

Après avoir mal géré cela pendant de nombreuses années, j’en suis venu à la conclusion qu’il est difficile pour les gens restés à la maison de comprendre ce que je vis, hors contexte. Pour chacun d’entre eux, je choisis désormais un aspect de l’expérience qui les intéressera – quelque chose sur la culture, la géographie, l’application inattendue de la technologie, la nourriture… tout ce qu’ils pourraient à leur tour transmettre à quelqu’un d’autre qui leur poserait la question. Et je ne parle pas trop tôt. Si j’écris quelque chose de réfléchi pendant la fin de semaine, je le garde pour moi jusqu’au milieu de la semaine pour être sûr que je suis toujours heureux de le dire, et de cette manière.

Si vous recevez des messages concernant les difficultés de votre partenaire, faites preuve d’empathie. Vous êtes en mission, tout comme lui ou elle, qui porte le fardeau pour vous deux à la maison.

Le défi est légèrement différent à votre retour. Tous vos voisins, amis et relations professionnelles vous demanderont : « Au fait, comment c’était à Xanadu ? » Vous disposerez d’environ une minute pour donner votre meilleure réponse et montrer peut-être une photo. La profondeur de votre expérience et la carte mémoire remplie de photos seront éclipsées par leur passage rapide aux sujets du sport local ou des événements du quartier. Ce n’est pas leur faute. Ils n’ont tout simplement pas les récepteurs nécessaires pour vos récits. Je me surprends à préparer à l’avance de petits extraits d’histoires pour différents publics. De temps en temps, je tombe sur quelqu’un qui s’y connaît vraiment et qui en veut plus – souvent en échange de mes écoutes de leurs histoires inédites. Cela peut être amusant. (Ou je me surprends à changer de sujet pour parler de sport local, selon le cas.)

Tenez un journal de vos expériences, de vos réflexions et de vos sentiments pendant votre séjour. Ce n’est pas pour votre biographe. C’est pour vous. Des années plus tard, vous le relirez et vous sourirez.

Pauvre prince Harry

« Ce qui se passe à Vegas reste à Vegas » est un mythe. Que nous soyons de la royauté ou de la petite bourgeoisie, nous sommes très exposés lorsque nous sommes loin de chez nous. Nos partenaires internationaux voient ce que nous faisons, et cela rejaillit sur nos organisations et notre pays. À l’extrême, certaines choses peuvent être illégales là-bas alors qu’elles ne le sont pas chez nous (p. ex., faire des commentaires publics ou même privés sur un dirigeant national).

Même ce qui semble privé, comme nos publications sur Facebook et autres messages, ne l’est pas. Un consultant international a publié une photo de lui sur la plage avec une légende humoristique : « Voilà ce que je fais quand le patron pense que je travaille ». L’image a fait le tour du web, et il s’est retrouvé sur un vol de retour précoce pour rentrer chez lui. Les messages peuvent prêter à confusion, hors de leur contexte. Faites attention. On prend le temps de peser le pour et le contre.

Ces derniers jours sont stressants pour nous tous. Soyez patient et indulgent envers vous-même et les autres. Demandez de l’aide. Anticipez le calme qui s’installera lorsque vous vous installerez dans votre siège d’avion, après avoir fait tout ce que vous pouviez faire.

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Respect for the environment
An ever-increasing awareness that caring for the environment is the responsibility of us all, regardless of our area of expertise or profession, has propelled CANADEM to place more focus on our own global footprint as well as that of our sector. During this Period, we have embarked on a challenge to enhance our learning regarding the environment and how we interact with it – including efforts to create a baseline and targets for improving how we deal with our natural environment. We are therefore making a conscious and transparent effort to measure and manage the way we affect the natural world around us, hopefully becoming better caretakers along the way.
Impact Driven
CANADEM has always valued the positive impact we make in the world as a foundation of our work. It is this guiding principle that has led us to form lasting partnerships, in support of other entities, if we feel they can add greater value than we can at CANADEM. Searching for our comparative advantage, while avoiding falling into a simple race to find funding opportunities, is therefore essential to CANADEM. As we see an increasing number of individuals suffering from the consequences of conflict in the world, and prepare for even greater numbers of environmental disasters, the need to prioritise the areas where we can make a real difference and combine our efforts with like-minded entities, is vital to achieving success.
Efficiency
The objective of CANADEM’s leadership has always been to find the most innovative and cost-effective ways to contribute to communities in need, and not to place the growth of numbers and our budgets at the centre of our efforts. As a result, we have adopted a light footprint in terms of our human resources complement and infrastructure, making use of the latest technology, and empowering our small team to be as innovative and flexible in solving problems as our procedures allow. Our structures allow us to scale up and down as required, and for staff to work in different teams, according to the needs of the moment. Our 30 years of experience has taught us what our core capacities are and how to allocate precious resources.
Accountability & Transparency Values
From CANADEM’s earliest beginnings as a Government of Canada project, and during its rapid evolution into an independent NGO with its roots in international service, the principles of accountability and transparency have been a component of CANADEM’s DNA. Accountability for the use of public funds has been incorporated into procedures that needed to respond to the high standards of government. Transparency has been the vehicle to ensure the vital accountability that CANADEM maintains. CANADEM’s headquarters team is a well-trained group of committed individuals who believe in the important work they do – including the conviction that providing the best value possible to the communities and donors we serve is a primary component of our job. CANADEM’s rules and procedures are therefore established to ensure that every step of the way we are confident of our work, and can demonstrate its efficiency and effectiveness.
People-Centered Values
Our work is about deploying people to help people. It is therefore of paramount importance to us that we are all relating to individuals in our chain of service delivery in a way that is respectful, understanding, considerate, and that brings out the best in us. Our internal working context is designed to foster humanity, fairness and support among our staff, which in turn aims to foster those same qualities among the experts we deploy. We have invested in a team of individuals (our Duty of Care Team), who provide a safety net for those experts we deploy. By taking care of our staff members and our deployed experts, we ensure that we have an effective flow of communication between all aspects of our operation. Our experienced and motivated staff feel supported, and are in turn able to support our experts in times of stress and prevent any potential problems from occurring.
Diversity & Inclusion Values
Ensuring an inclusive workplace that integrates diversity in terms of gender, language, culture, ethnicity and religion, is of prime importance for CANADEM both internally and with regards to our work with partners. We have made significant progress in attracting experts from 178 countries around the world – including from countries that are recipients of international assistance – so that a diversity of perspectives, understanding and expertise may be integrated into all operations that CANADEM supports. From our fair and transparent selection process, to our supportive Duty of Care Team (which ensures that individuals deployed have the resources they need to feel comfortable and confident in their work), we have invested significant energy in fostering diversity and inclusion within our roster system, in our election monitoring deployments, and in our own direct implementation of programming, at headquarters and in the field.
Partnership Values
The majority of our experts work within the assistance operations of our partners. Partnership is therefore of primary importance and value to us, and is key to the way we operate. Our many long-term relationships with other actors have been forged by promoting trust and understanding. The ability to work together with other actors, and not in competition, has allowed CANADEM to enhance the work of governments or organizations by injecting vital expertise, and targeting it where it is needed most. We believe that we can create a greater impact, when we work in partnership.