CANADEM

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La résilience en période de changement

Les conditions dans lesquelles nous travaillons sont difficiles, même dans les meilleures circonstances. Avec les conflits mondiaux, les bouleversements de l’ordre international et les menaces qui pèsent sur les financements qui soutiennent nos actions depuis des décennies, il peut être difficile de rester positif et optimiste. Comment faire de notre mieux pour rester résilients face à ces sources de risque et de stress ?

Nous sommes tous anxieux

Moi aussi. Pour être solide dans notre vie personnelle et professionnelle, il faut d’abord admettre que nous ressentons ces émotions. Ce que nous ressentons est tout à fait normal. Reconnaître nos sentiments, c’est le premier pas vers la résilience.

Gérer notre anxiété est notre première responsabilité, tant sur le plan personnel que professionnel.

La nature nous a dotés de la peur pour une bonne raison. Elle nous aide à survivre. Lorsque je me sens menacé, des dizaines de réactions biochimiques se produisent dans mon corps. Cela déclenche ma réaction de « lutte ou de fuite ». L’adrénaline monte. L’énergie se transforme. Les propriétés de mon sang changent. Ma vigilance est à son comble. C’est un bon mécanisme.

Un problème survient cependant si je ne parviens pas à sortir de cet état d’alerte. Si je reste dans un état de peur et d’inquiétude, ces mêmes réactions biochimiques se retournent contre moi. Avec le temps, je m’affaiblis au lieu de devenir plus fort. Mon système immunitaire s’affaiblit. Mon amygdale, la partie du cerveau qui agit comme mon signal d’alarme, grossit et se renforce. Un cercle vicieux s’enclenche : mon anxiété ne cesse de croître et je deviens de moins en moins capable de faire face aux menaces et aux maladies potentielles.

Lorsque je ne trouve pas de moyen interne de libérer l’énergie de la réponse à la menace, je cherche inconsciemment des moyens de la libérer à l’extérieur. Je peux me retrouver en colère contre les autres. Je peux nettoyer de manière obsessionnelle. Je peux consommer de l’alcool, des drogues, du tabac ou adopter des comportements à risque plus que d’habitude. Toutes ces actions sont des réponses naturelles (et inutiles) au besoin réel d’apaiser les impacts biologiques de la peur et de l’anxiété.

Si nous ne trouvons pas le moyen de libérer ces énergies, nous finirons par nous épuiser. La fatigue liée à l’anxiété est l’une des raisons pour lesquelles nous revenons parfois de missions sur le terrain intenses, profondément épuisées et peut-être malades. Les systèmes de protection et de récupération de notre corps sont submergés parce que nous laissons nos systèmes d’alarme fonctionner sans arrêt.

Ne pas disposer d’outils pour gérer notre anxiété peut conduire à un épuisement professionnel à long terme. Dans notre métier, cela peut mettre fin à une carrière.

La manière de surmonter ce défi, de rester en bonne santé et fort, et de conserver son efficacité professionnelle dans un environnement de travail difficile, consiste à gérer efficacement notre propre anxiété.

Stratégies pour gérer l’anxiété et l’incertitude

Nous ne sommes pas impuissants

Beaucoup de choses échappent à notre contrôle. … Nous ne pouvons pas tout régler ni protéger tout le monde. Ce que nous pouvons faire, c’est nous demander chaque jour : « Qu’est-ce qui relève de mon domaine d’influence ? » « Que puis-je faire aujourd’hui qui me rendra meilleur et me permettra d’aider les autres, même modestement ? »

Si nous nous laissons entraîner dans un tourbillon de désespoir ou de tristesse, nous sommes en difficulté et nous ne pourrons aider personne d’autre. Résistez à ce tourbillon. Consulter les actualités et les commentaires plusieurs fois par jour ne fait qu’alimenter la montée incontrôlable de l’anxiété en nous. Jetez-y un œil de temps en temps, puis éteignez l’écran. Demandez-vous plutôt : « Que puis-je faire dès maintenant, dans la mesure de mes moyens, pour améliorer la situation ? »

L’auteure Brené Brown a décrit l’espoir comme un antidote au désespoir, et les actions positives comme un moyen de manifester l’espoir. « En ce moment, ce qui aide le plus, c’est de prendre de l’espoir à petites doses. … Je me demande comment je peux soutenir les personnes qui m’entourent. Les membres de mon équipe, de ma communauté. Comment puis-je m’assurer que, dans le tourbillon de mes émotions, je reste fidèle au courage, à la gentillesse et à l’attention portée aux autres, quels que soient les choix faits par les autres ? Faire ce qu’il faut ensuite est difficile… mais parfois, c’est tout ce qui nous reste. »

La résilience repose sur trois piliers : le premier est la communication

Tout commence par une communication honnête avec moi-même. Je dois reconnaître et accepter ce que je ressens émotionnellement, comment cela s’exprime physiquement, puis agir pour prendre soin de moi. Comme on nous le dit dans les avions : « Mettez d’abord votre propre masque à oxygène ! » Si nous nous laissons aller à l’épuisement, à la maladie et au désespoir, nous ne pourrons plus venir en aide à personne.

Nous devons rester des membres actifs de communautés de toutes sortes au sein desquelles nous pouvons trouver du plaisir, de la joie, des encouragements, de l’attention, de l’espoir et de l’inspiration. Ces communautés contrebalancent les forces négatives du monde et nous aident à puiser de l’énergie.

Deuxième volet : prendre soin de soi

Ce volet comporte trois aspects : physique, psychologique/émotionnel et spirituel.

Il y a des choses que nous pouvons faire physiquement qui sont liées à la partie psychologique/émotionnelle de ce volet. L’objectif est d’utiliser notre corps pour ramener nos réactions biochimiques à l’anxiété à leur « niveau de base ».

Entrez en contact avec votre corps

Si vous pratiquez déjà le yoga, la méditation, la respiration profonde ou d’autres formes de pleine conscience, vous avez une longueur d’avance. La science confirme que ces pratiques ont un impact considérable sur notre bien-être. Si vous n’en pratiquez pas encore, c’est le moment idéal pour commencer. Il existe de nombreuses ressources en ligne pour vous aider.

Prenez soin de votre corps

Dormez ! Dans notre agitation quotidienne, nous oublions parfois à quel point le sommeil est important. Un mauvais sommeil affaiblit notre système immunitaire et nuit à notre capacité à faire face et à résoudre les problèmes. Un mauvais sommeil est un handicap tant sur le plan personnel que professionnel. Un bon sommeil nous rend plus forts sur ces deux fronts. Fixez-vous un horaire strict. Chaque soir, à la même heure, éteignez vos ordinateurs et vos téléphones portables. Faites-le au moins une heure avant de vous endormir, car la lumière émise par les écrans stimule le cerveau et le maintient éveillé, tout comme le fait le lever du soleil. Prévoyez une routine du coucher aussi soignée que les préparatifs que vous faites pour une journée d’excursion. Étirez-vous. Écoutez la musique que vous aimez. Lisez quelque chose que vous aimez. Méditez ou priez. Laissez de côté, pour l’instant, vos inquiétudes concernant ce que vous ne pouvez pas contrôler dans le monde. Baissez progressivement les lumières. Des compléments alimentaires à base de calcium, de magnésium ou d’ashwagandha peuvent également aider à améliorer le sommeil.

Faites de l’exercice. La respiration profonde qui accompagne une bonne séance d’entraînement aide à faire circuler des substances chimiques bénéfiques dans notre cœur et notre cerveau, et favorise la gestion de l’anxiété. Si nous sommes confinés, il existe de nombreuses ressources en ligne pour des programmes d’entraînement. Si vous avez des enfants à la maison, montrez l’exemple en faisant de l’exercice et encouragez-les à se joindre à vous.

Mangez sainement et hydratez-vous. Lorsque nous sommes anxieux ou tristes, nous cherchons à libérer des endorphines – les substances chimiques du « bien-être » produites par le corps. Le moyen « facile » d’y parvenir consiste à consommer des friandises sucrées, salées ou grasses, de l’alcool ou du café, ou à rechercher l’euphorie procurée par certains comportements à risque. Toutes ces stratégies procurent du bien-être à court terme, mais nous font du mal à long terme. Les poussées de plaisir liées à la nourriture, par exemple, mènent rapidement à des baisses d’énergie et à l’envie de prendre encore une boisson gazeuse et un biscuit. C’est le moment d’être vraiment attentif à une bonne alimentation. (Je l’avoue, c’est un domaine où je dois être particulièrement vigilant.)

Restez en contact avec la nature. Un mème amusant circulait récemment sur l’internet : « J’ai discuté avec une araignée aujourd’hui. Elle était sympa. C’est une conceptrice de sites web. » Des études ont montré que tout ce qui nous relie au monde naturel nous aide à nous ancrer. Si vous ne pouvez pas sortir, mais que vous avez une plante d’intérieur, nouez une relation avec elle. Si une plante d’intérieur ne suffit pas, téléchargez un enregistrement de vagues ou de chants d’oiseaux et écoutez-le souvent. Choisissez un paysage naturel qui vous apaise comme fond d’écran sur votre ordinateur.

Faites preuve de créativité. Lorsque nous nous sentons déprimés, il est utile de faire quelque chose pour lequel nous sommes déjà doués et qui nous procurera un sentiment de réussite. Que ce soit la cuisine, la pâtisserie, la couture, la musique, l’écriture, le bricolage, la peinture, le jonglage ou la programmation – tout ce qui nous fait sourire quand on s’y adonne.

Connectez-vous à votre esprit

Nous ne sommes qu’une petite partie de la création. Nous sommes en meilleure santé lorsque nous nous connectons à ce qui est plus grand que nous, que ce soit par la prière, la méditation ou toute autre forme de connexion et de réflexion. Faites-en une priorité.

Le troisième pilier : la résolution de problèmes

En tant que professionnels, c’est là que nous voulons nous diriger en premier lieu. Cependant, si notre esprit et notre corps sont encore envahis par l’anxiété, nous ne pourrons pas donner le meilleur de nous-mêmes pour résoudre les problèmes. Il faut d’abord s’attaquer à cette anxiété ; c’est alors que nous pourrons identifier et créer les meilleures opportunités pour résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés en cette période difficile.

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Respect for the environment
An ever-increasing awareness that caring for the environment is the responsibility of us all, regardless of our area of expertise or profession, has propelled CANADEM to place more focus on our own global footprint as well as that of our sector. During this Period, we have embarked on a challenge to enhance our learning regarding the environment and how we interact with it – including efforts to create a baseline and targets for improving how we deal with our natural environment. We are therefore making a conscious and transparent effort to measure and manage the way we affect the natural world around us, hopefully becoming better caretakers along the way.
Impact Driven
CANADEM has always valued the positive impact we make in the world as a foundation of our work. It is this guiding principle that has led us to form lasting partnerships, in support of other entities, if we feel they can add greater value than we can at CANADEM. Searching for our comparative advantage, while avoiding falling into a simple race to find funding opportunities, is therefore essential to CANADEM. As we see an increasing number of individuals suffering from the consequences of conflict in the world, and prepare for even greater numbers of environmental disasters, the need to prioritise the areas where we can make a real difference and combine our efforts with like-minded entities, is vital to achieving success.
Efficiency
The objective of CANADEM’s leadership has always been to find the most innovative and cost-effective ways to contribute to communities in need, and not to place the growth of numbers and our budgets at the centre of our efforts. As a result, we have adopted a light footprint in terms of our human resources complement and infrastructure, making use of the latest technology, and empowering our small team to be as innovative and flexible in solving problems as our procedures allow. Our structures allow us to scale up and down as required, and for staff to work in different teams, according to the needs of the moment. Our 30 years of experience has taught us what our core capacities are and how to allocate precious resources.
Accountability & Transparency Values
From CANADEM’s earliest beginnings as a Government of Canada project, and during its rapid evolution into an independent NGO with its roots in international service, the principles of accountability and transparency have been a component of CANADEM’s DNA. Accountability for the use of public funds has been incorporated into procedures that needed to respond to the high standards of government. Transparency has been the vehicle to ensure the vital accountability that CANADEM maintains. CANADEM’s headquarters team is a well-trained group of committed individuals who believe in the important work they do – including the conviction that providing the best value possible to the communities and donors we serve is a primary component of our job. CANADEM’s rules and procedures are therefore established to ensure that every step of the way we are confident of our work, and can demonstrate its efficiency and effectiveness.
People-Centered Values
Our work is about deploying people to help people. It is therefore of paramount importance to us that we are all relating to individuals in our chain of service delivery in a way that is respectful, understanding, considerate, and that brings out the best in us. Our internal working context is designed to foster humanity, fairness and support among our staff, which in turn aims to foster those same qualities among the experts we deploy. We have invested in a team of individuals (our Duty of Care Team), who provide a safety net for those experts we deploy. By taking care of our staff members and our deployed experts, we ensure that we have an effective flow of communication between all aspects of our operation. Our experienced and motivated staff feel supported, and are in turn able to support our experts in times of stress and prevent any potential problems from occurring.
Diversity & Inclusion Values
Ensuring an inclusive workplace that integrates diversity in terms of gender, language, culture, ethnicity and religion, is of prime importance for CANADEM both internally and with regards to our work with partners. We have made significant progress in attracting experts from 178 countries around the world – including from countries that are recipients of international assistance – so that a diversity of perspectives, understanding and expertise may be integrated into all operations that CANADEM supports. From our fair and transparent selection process, to our supportive Duty of Care Team (which ensures that individuals deployed have the resources they need to feel comfortable and confident in their work), we have invested significant energy in fostering diversity and inclusion within our roster system, in our election monitoring deployments, and in our own direct implementation of programming, at headquarters and in the field.
Partnership Values
The majority of our experts work within the assistance operations of our partners. Partnership is therefore of primary importance and value to us, and is key to the way we operate. Our many long-term relationships with other actors have been forged by promoting trust and understanding. The ability to work together with other actors, and not in competition, has allowed CANADEM to enhance the work of governments or organizations by injecting vital expertise, and targeting it where it is needed most. We believe that we can create a greater impact, when we work in partnership.