CANADEM

Depuis 1996. Mobilisation d'experts dans le monde entier.

Notre impression sur place

Ce n’était pas une zone de guerre. Ce n’était pas un poste difficile. L’électricité fonctionnait, la nourriture était délicieuse. Mis à part des conducteurs imprévisibles et quelques policiers sous-payés, il n’y avait rien à redire. Et j’avais, en silence, la nostalgie de chez moi.

Bon, d’accord. Ce n’était pas parfait. La langue était différente. Il faisait chaud. Peut-être que si j’avais été à Londres, j’aurais été plus heureux. Et peut-être pas. J’ai lu que les Canadiens en mission de longue durée ont le plus de mal à s’adapter aux villes étrangères, comme Washington, Paris… et Londres.

Nulle part n’est comme chez soi. J’ai entendu de nombreux récits de personnes déconcertées par les magasins, les réseaux de métro, les normes sociales et une solitude inattendue dans des endroits qui, par ailleurs, ressemblent à ceux où elles ont grandi. Dans des missions plus difficiles, nos réactions sont moins surprenantes, mais similaires.

Que nous arrive-t-il ?

Il y a des étapes prévisibles dans l’adaptation à la vie et au travail dans un nouvel endroit.

Le chaos avant le départ.

Il y a l’excitation d’avoir été choisi, de se documenter sur la nouvelle destination, d’acheter les choses dont on imagine avoir besoin. Il y a la panique de faire ses boîtes, de terminer son travail, de trouver quelqu’un pour s’occuper de ses animaux domestiques et de dire « au revoir » à tout le monde. Le choc émotionnel nous frappe par cycles de quelques heures, et non sur plusieurs jours. Stratégie : sachez qu’une fois dans l’avion, tout ce chaos disparaîtra. Quelqu’un d’autre s’occupera des détails restants. En attendant, soyez indulgent avec vous-même. Faites-vous plaisir. Demandez de l’aide à vos amis. Ils vous seront reconnaissants de cette occasion. Faites-leur payer les friandises.

La lune de miel à l’arrivée.

Je suis là. Après avoir tout imaginé et créé des problèmes, je suis arrivé ! Je respire l’air. Ma peau s’éveille à de nouvelles sensations. Mes pieds foulent une terre différente. Que quelqu’un prenne une photo, vite ! Profitez-en. La vie reprendra son cours normal bien assez tôt.

Déni et déclin.

Notre tête n’arrête pas de nous dire qu’on adore ça. Notre instinct dresse une liste : des conducteurs fous, des rues bruyantes la nuit, pas de beurre d’arachides, des collègues qui n’ont pas été informés de mes qualités et ne semblent pas reconnaître ma valeur, des soupers en solo et de longues soirées, des messages de la maison nous disant qu’ils s’amusent comme des fous sans moi – ou pire encore, qu’ils traversent une crise dont on craint qu’elle soit de notre faute parce qu’on n’est pas là. Stratégie : Faites deux listes. Sur l’une, notez vos « réussites et récompenses ». Reconnaissez et notez les problèmes résolus et les nouvelles expériences agréables. Trouvez les sources de joie et de satisfaction dans ce nouvel endroit et suivez-les. Sur l’autre liste, énoncez clairement les défis et cherchez des stratégies pour les gérer.

La crise.

Nous avons l’impression de détester cet endroit, ce travail, l’organisation qui nous a envoyés ici, et nous commençons à nous demander à quel point nous nous apprécions nous-mêmes. Notre sens de l’humour nous abandonne et une mauvaise humeur prend le dessus et envahit l’espace. Nous rêvons d’être n’importe où ailleurs – au chalet ou au Congo, peu importe. Ce serait forcément mieux qu’ici. Nous voyons le monde en termes très simplistes : « nous » et « eux ». ILS sont… complétez la phrase. Vous voyez désormais clairement que ces millions de personnes présentent toutes des lacunes à bien des égards et que vous êtes le seul à être sensé et normal. Stratégie : Sachez que tout se déroule comme prévu. Tout le monde ressent cela à ce stade, qu’il l’admette ou non. Selon les circonstances et notre personnalité, nous pouvons le ressentir un peu plus tôt ou un peu plus tard, mais la plupart d’entre nous atteignent le summum de ces réactions environ au tiers de la durée prévue de notre séjour. Dites-vous : « Ça y est ! C’EST ÇA, le choc culturel ! Je n’ai pas perdu la boule. Ils ne sont pas diaboliques. C’est le choc culturel ! » Le lendemain, les choses devraient commencer à s’améliorer.

Surmonter la crise.

Trois choses peuvent se produire lorsque nous sommes en phase d’adaptation ou en plein choc culturel. Deux d’entre elles sont risquées.

Nous pouvons partir.

Ce n’est pas recommandé. Nous allons traîner ces regrets et ce sentiment d’échec pendant longtemps. Mais bon, les choses vont bientôt s’améliorer.

On peut se cacher.

Il existe des « chez-soi », des endroits où tout nous est familier. Nous pouvons rejoindre les clubs d’expatriés. Les gens nous ressemblent, parlent comme nous, plaisantent et s’amusent comme nous. Nous pouvons rester chez nous et regarder des films. Nous pouvons faire comme si nous n’étions pas vraiment là. Ce n’est pas non plus recommandé. Si nous nous trouvons dans un avant-poste isolé, il est important de trouver un chez-soi et de s’y rendre régulièrement pour nous rassurer sur le fait que tout va bien. Mais si nous sommes dans une grande ville avec beaucoup d’autres personnes qui nous ressemblent, le chez-soi peut devenir un piège. Il peut nous empêcher d’apprendre la langue, de découvrir la nouveauté, de profiter des expériences et des perspectives que cet endroit a à offrir. Nous risquons de rentrer chez nous déçus par les opportunités que nous avons manquées. Méfiez-vous du chez-soi « virtuel » que constituent l’internet, les courriels et les réseaux sociaux. Si vous savez ce que font tous vos amis la fin de semaine prochaine, c’est que vous n’avez pas vraiment quitté votre ville d’origine.

Nous pouvons profiter pleinement de la vie.

Prenez le temps et l’espace nécessaires pour être pleinement là où vous êtes, sans vous accrocher à l’endroit que vous avez quitté. Suivez les stratégies de base de la gestion du stress :

  • Prenez bien soin de vous. Mangez bien, dormez bien et, surtout, trouvez un moyen de faire de l’exercice. Chantez, faites du yoga, jouez au soccer avec les enfants du coin… tout ce que vous pouvez faire. Il est important pour votre bien-être émotionnel et physique de rester actif.

  • Continuez à communiquer. Parlez à vos amis ou écrivez chaque jour dans votre journal.

  • Occupez-vous des problèmes. Ceci vient en dernier, car, si vous ne parlez pas ou n’écrivez pas pour réfléchir à votre situation et que vous ne prenez pas soin de votre santé, résoudre les problèmes devient beaucoup plus difficile.

Des eaux plus calmes

À mesure que nous traversons et dépassons la crise, cet endroit et ses coutumes commencent à nous sembler familiers. Nous y avons trouvé notre place. Nous menons une vie normale, mêlant un travail que nous avons appris à accomplir dans ce nouvel environnement en plus du plaisir de nouvelles amitiés et activités.

Tirer profit de notre investissement.

Au cours de la dernière moitié de notre séjour, nous continuons à accumuler des connaissances, des compétences et des attitudes qui nous rendent à la fois plus efficaces sur le plan professionnel et plus à l’aise sur le plan personnel. Les nouveaux arrivants nous regardent avec admiration. Profitez-en. Vivez et travaillez pleinement, car cela prendra fin bien trop tôt et nous regretterons ce que nous n’aurons pas fait.

Préparez-vous à la suite.

Une fois que nous nous sommes installés, il peut être difficile d’envisager de rentrer chez nous. Ce sera le sujet d’une prochaine note.

Stratégie :

Tenez un journal quotidien, depuis le moment où vous quittez votre domicile jusqu’à ce que vous soyez de retour. Il s’agit d’un journal intime, pas d’un texte destiné à être partagé avec votre biographe. Certains jours, vous écrirez plusieurs pages, et cela vous aidera autant qu’une conversation avec un bon ami. D’autres jours, vous vous contenterez de noter ce que vous avez fait et où. Quoi que vous écriviez, cela vous aidera à vivre le présent et constituera une excellente ressource pour l’avenir.

Plus de ressources :

Robin Pascoe est une Canadienne qui possède des décennies d’expérience dans l’adaptation à la vie à l’étranger – en tant que travailleuse, épouse accompagnatrice et mère. Son site web, www.expatexpert.com, propose des points de vue et des conseils utiles, que vous partiez seul ou en famille. Consultez la rubrique « Reading Room » (Salle de lecture) sur son site.

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Respect for the environment
An ever-increasing awareness that caring for the environment is the responsibility of us all, regardless of our area of expertise or profession, has propelled CANADEM to place more focus on our own global footprint as well as that of our sector. During this Period, we have embarked on a challenge to enhance our learning regarding the environment and how we interact with it – including efforts to create a baseline and targets for improving how we deal with our natural environment. We are therefore making a conscious and transparent effort to measure and manage the way we affect the natural world around us, hopefully becoming better caretakers along the way.
Impact Driven
CANADEM has always valued the positive impact we make in the world as a foundation of our work. It is this guiding principle that has led us to form lasting partnerships, in support of other entities, if we feel they can add greater value than we can at CANADEM. Searching for our comparative advantage, while avoiding falling into a simple race to find funding opportunities, is therefore essential to CANADEM. As we see an increasing number of individuals suffering from the consequences of conflict in the world, and prepare for even greater numbers of environmental disasters, the need to prioritise the areas where we can make a real difference and combine our efforts with like-minded entities, is vital to achieving success.
Efficiency
The objective of CANADEM’s leadership has always been to find the most innovative and cost-effective ways to contribute to communities in need, and not to place the growth of numbers and our budgets at the centre of our efforts. As a result, we have adopted a light footprint in terms of our human resources complement and infrastructure, making use of the latest technology, and empowering our small team to be as innovative and flexible in solving problems as our procedures allow. Our structures allow us to scale up and down as required, and for staff to work in different teams, according to the needs of the moment. Our 30 years of experience has taught us what our core capacities are and how to allocate precious resources.
Accountability & Transparency Values
From CANADEM’s earliest beginnings as a Government of Canada project, and during its rapid evolution into an independent NGO with its roots in international service, the principles of accountability and transparency have been a component of CANADEM’s DNA. Accountability for the use of public funds has been incorporated into procedures that needed to respond to the high standards of government. Transparency has been the vehicle to ensure the vital accountability that CANADEM maintains. CANADEM’s headquarters team is a well-trained group of committed individuals who believe in the important work they do – including the conviction that providing the best value possible to the communities and donors we serve is a primary component of our job. CANADEM’s rules and procedures are therefore established to ensure that every step of the way we are confident of our work, and can demonstrate its efficiency and effectiveness.
People-Centered Values
Our work is about deploying people to help people. It is therefore of paramount importance to us that we are all relating to individuals in our chain of service delivery in a way that is respectful, understanding, considerate, and that brings out the best in us. Our internal working context is designed to foster humanity, fairness and support among our staff, which in turn aims to foster those same qualities among the experts we deploy. We have invested in a team of individuals (our Duty of Care Team), who provide a safety net for those experts we deploy. By taking care of our staff members and our deployed experts, we ensure that we have an effective flow of communication between all aspects of our operation. Our experienced and motivated staff feel supported, and are in turn able to support our experts in times of stress and prevent any potential problems from occurring.
Diversity & Inclusion Values
Ensuring an inclusive workplace that integrates diversity in terms of gender, language, culture, ethnicity and religion, is of prime importance for CANADEM both internally and with regards to our work with partners. We have made significant progress in attracting experts from 178 countries around the world – including from countries that are recipients of international assistance – so that a diversity of perspectives, understanding and expertise may be integrated into all operations that CANADEM supports. From our fair and transparent selection process, to our supportive Duty of Care Team (which ensures that individuals deployed have the resources they need to feel comfortable and confident in their work), we have invested significant energy in fostering diversity and inclusion within our roster system, in our election monitoring deployments, and in our own direct implementation of programming, at headquarters and in the field.
Partnership Values
The majority of our experts work within the assistance operations of our partners. Partnership is therefore of primary importance and value to us, and is key to the way we operate. Our many long-term relationships with other actors have been forged by promoting trust and understanding. The ability to work together with other actors, and not in competition, has allowed CANADEM to enhance the work of governments or organizations by injecting vital expertise, and targeting it where it is needed most. We believe that we can create a greater impact, when we work in partnership.