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OMS-Ukraine

 

~ L’analyse des données et la guerre en Ukraine ~
Lilit Gevorgyan en Ukraine avec l’OMS
Spécialiste en SIG

Une guerre de plus sur Terre. Nous nous sommes réveillés le 24 février avec la nouvelle que la Russie avait lancé une invasion à grande échelle de l’Ukraine. Après un choc d’une semaine, je pensais que les soldats russes se rendraient une fois en Ukraine et que la guerre d’un seul homme prendrait fin rapidement. C’était sans doute un autre mythe soviétique voulant que les gens aient vécu heureux et ensemble. La panique et le sentiment d’inutilité ont commencé à s’installer, puis un courriel de CANADEM. Une semaine d’échanges et, à la mi-mars, j’ai rejoint l’OMS Ukraine comme spécialiste en SIG.

Lviv était vibrante et animée. Comme je travaillais avec l’équipe de coordination des Équipes médicales d’urgence internationales (EMT) de l’OMS, j’ai eu l’occasion d’assister à un atelier organisé pour le Centre ukrainien de médecine des catastrophes, relevant du ministère de la Santé. C’était ma toute première rencontre en personne avec des collègues de l’OMS Ukraine et d’ailleurs. Apprendre auprès des personnes qui ont établi les normes des EMT, et travailler avec elles, allait de soi!

Voyage en Ukraine : impressions sur le terrain

Kyiv était propre et triste. La plupart des gens ignoraient les sirènes de raids aériens et poursuivaient leur travail. Je trouvais remarquable que les rues soient impeccables, que le transport public soit disponible et que tous les services fonctionnent. J’ai surmonté ma peur de parler russe et j’ai appris à demander la permission aux gens du pays de communiquer en russe. Tout le monde était gentil et me disait qu’en tant qu’invité, j’étais libre d’utiliser la langue que je connaissais. C’était très pratique, car j’aidais aussi mes collègues à communiquer et à nous déplacer dans Kyiv.

Après quelques semaines à entendre les sirènes d’alerte aérienne, je me suis fait à la situation et j’ai essayé de découvrir la ville par moi-même. Dans un parc à côté de notre hôtel, j’ai vu de nombreuses statues, et celle dédiée aux étudiants tombés pendant la Seconde Guerre mondiale est devenue ma préférée du quartier.

Pourtant, mes pensées accompagnent toujours la population qui n’a pas facilement accès à des abris, comme nous en avions dans nos hôtels ou nos bureaux.

Ma mission en analyse des données

Le personnel s’installait au bureau national de Kyiv après plusieurs mois de télétravail depuis Lviv. Le jour est arrivé : j’ai enfin rencontré certains de mes collègues immédiats et nous avons discuté en personne de la situation et de notre travail.

La gestion des données est cruciale en situation d’urgence. J’ai participé à de nombreuses activités : soutien aux équipes EMT, à l’équipe d’évacuation médicale (MedEvac), au Centre de médecine des catastrophes, etc. Nous avions accès à des informations très sensibles qui devaient être traitées avec le plus haut niveau de sécurité.

Après le choc initial de la guerre, les responsables ukrainiens ont commencé à se rétablir et à développer leur capacité d’adaptation avec l’aide d’organismes internationaux. Nous leur avons présenté des outils et des solutions et, après un examen attentif de divers scénarios et options, nous avons conclu que l’OMS aiderait à développer un portail SIG pour appuyer l’analyse spatiale et statistique. Il a été convenu que nous développions l’outil, que nous formions l’équipe ukrainienne au ministère afin de renforcer ses capacités, puis que nous cédions la propriété aux autorités locales. Durant ma mission en Ukraine, j’ai rencontré le directeur du Centre de médecine des catastrophes et nous avons discuté de notre collaboration ainsi que du rôle de l’OMS et de ses spécialistes.

Une tâche en particulier me procure la plus grande satisfaction chaque fois que je pense à ce projet. Un collègue de Genève a lancé une recherche pour évaluer l’impact de la guerre sur la prestation des traitements contre le cancer. Je me suis joint à l’équipe et j’ai travaillé sur l’analyse spatiale des données d’avant et d’après la guerre. Les résultats de nos analyses sont parvenus au siège et ont été présentés lors d’une conférence de donateurs, ce qui a mené à une étude plus approfondie et à un soutien accru pour l’Ukraine. L’OMS et les donateurs aideront à rétablir l’infrastructure de traitement du cancer en lançant un nouveau programme de développement des capacités dès 2023. Être le principal spécialiste de l’analyse m’a fait mesurer l’importance de notre travail en Ukraine. C’était exigeant, voire écrasant, puisque nous n’arrivions pas à obtenir les données primaires souhaitées, et pourtant notre dévouement a porté ses fruits. C’était l’argument le plus convaincant pour démontrer notre contribution à la réponse et au rétablissement du système de santé.

Une autre occasion a illustré l’importance des données lorsque j’ai reçu un appel sans aucun préavis. Je travaillais surtout à distance et je mesurais l’ampleur de la guerre à travers mes échanges avec mes collègues déjà en Ukraine. Je me souviendrai toujours de cet appel, où une collègue des opérations MedEvac me disait avec émotion que, sans données ni cartes, elle ne pouvait savoir où envoyer les équipes ni comment organiser les opérations de la façon la plus sécuritaire.  Je me souviens de lui avoir promis de développer un outil en ligne pour faciliter leurs activités près de la ligne de front. J’ai demandé deux heures pour organiser les données dont ils avaient besoin et développer des outils adaptés à leurs besoins. J’ai livré un outil très flexible et pourtant intuitif pour leurs opérations  et j’ai dormi tranquille en sachant que nous avions pu soutenir nos collègues sur le terrain.

Leçons apprises

Soyez prêt à bien écouter, même si vous êtes analyste de données et n’avez aucune formation en psychologie. Les collègues s’adresseront aux spécialistes techniques sans demandes clairement définies, et c’est à vous de comprendre le problème et de proposer une solution. Il est également important de comprendre l’ampleur de l’urgence et les contraintes de temps. Il faut toujours procéder à une analyse de faisabilité. Choisir entre des outils complexes et multifonctionnels et des outils plus simples.  La situation change rapidement, il y a des problèmes d’accessibilité, un manque d’infrastructures, des décisions rapides à prendre, etc. La flexibilité, le travail d’équipe et le bon sens sont essentiels.

J’appelais l’équipe de gestion de l’information un club de psychologie : vous parlez de vos problèmes, nous les structurons et nous vous donnons des solutions!

J’ai appris l’importance d’un environnement sécuritaire offert par l’employeur. Le soutien absolu que j’ai reçu de CANADEM en matière d’orientation opérationnelle et de santé mentale m’a donné un coussin de sécurité psychologique et une confiance absolue envers mes collègues. J’ai vécu avec eux l’expérience la plus professionnelle et pourtant centrée sur l’humain. Toute ma gratitude à CANADEM et à UK DFID, qui soutiennent les organismes humanitaires lorsqu’ils en ont le plus besoin.   

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Respect for the environment
An ever-increasing awareness that caring for the environment is the responsibility of us all, regardless of our area of expertise or profession, has propelled CANADEM to place more focus on our own global footprint as well as that of our sector. During this Period, we have embarked on a challenge to enhance our learning regarding the environment and how we interact with it – including efforts to create a baseline and targets for improving how we deal with our natural environment. We are therefore making a conscious and transparent effort to measure and manage the way we affect the natural world around us, hopefully becoming better caretakers along the way.
Impact Driven
CANADEM has always valued the positive impact we make in the world as a foundation of our work. It is this guiding principle that has led us to form lasting partnerships, in support of other entities, if we feel they can add greater value than we can at CANADEM. Searching for our comparative advantage, while avoiding falling into a simple race to find funding opportunities, is therefore essential to CANADEM. As we see an increasing number of individuals suffering from the consequences of conflict in the world, and prepare for even greater numbers of environmental disasters, the need to prioritise the areas where we can make a real difference and combine our efforts with like-minded entities, is vital to achieving success.
Efficiency
The objective of CANADEM’s leadership has always been to find the most innovative and cost-effective ways to contribute to communities in need, and not to place the growth of numbers and our budgets at the centre of our efforts. As a result, we have adopted a light footprint in terms of our human resources complement and infrastructure, making use of the latest technology, and empowering our small team to be as innovative and flexible in solving problems as our procedures allow. Our structures allow us to scale up and down as required, and for staff to work in different teams, according to the needs of the moment. Our 30 years of experience has taught us what our core capacities are and how to allocate precious resources.
Accountability & Transparency Values
From CANADEM’s earliest beginnings as a Government of Canada project, and during its rapid evolution into an independent NGO with its roots in international service, the principles of accountability and transparency have been a component of CANADEM’s DNA. Accountability for the use of public funds has been incorporated into procedures that needed to respond to the high standards of government. Transparency has been the vehicle to ensure the vital accountability that CANADEM maintains. CANADEM’s headquarters team is a well-trained group of committed individuals who believe in the important work they do – including the conviction that providing the best value possible to the communities and donors we serve is a primary component of our job. CANADEM’s rules and procedures are therefore established to ensure that every step of the way we are confident of our work, and can demonstrate its efficiency and effectiveness.
People-Centered Values
Our work is about deploying people to help people. It is therefore of paramount importance to us that we are all relating to individuals in our chain of service delivery in a way that is respectful, understanding, considerate, and that brings out the best in us. Our internal working context is designed to foster humanity, fairness and support among our staff, which in turn aims to foster those same qualities among the experts we deploy. We have invested in a team of individuals (our Duty of Care Team), who provide a safety net for those experts we deploy. By taking care of our staff members and our deployed experts, we ensure that we have an effective flow of communication between all aspects of our operation. Our experienced and motivated staff feel supported, and are in turn able to support our experts in times of stress and prevent any potential problems from occurring.
Diversity & Inclusion Values
Ensuring an inclusive workplace that integrates diversity in terms of gender, language, culture, ethnicity and religion, is of prime importance for CANADEM both internally and with regards to our work with partners. We have made significant progress in attracting experts from 178 countries around the world – including from countries that are recipients of international assistance – so that a diversity of perspectives, understanding and expertise may be integrated into all operations that CANADEM supports. From our fair and transparent selection process, to our supportive Duty of Care Team (which ensures that individuals deployed have the resources they need to feel comfortable and confident in their work), we have invested significant energy in fostering diversity and inclusion within our roster system, in our election monitoring deployments, and in our own direct implementation of programming, at headquarters and in the field.
Partnership Values
The majority of our experts work within the assistance operations of our partners. Partnership is therefore of primary importance and value to us, and is key to the way we operate. Our many long-term relationships with other actors have been forged by promoting trust and understanding. The ability to work together with other actors, and not in competition, has allowed CANADEM to enhance the work of governments or organizations by injecting vital expertise, and targeting it where it is needed most. We believe that we can create a greater impact, when we work in partnership.