~ Mobilisation de l’assistance ~
Ken Otieno au Mozambique avec le FNUAP
– Coordonnateur de l’AoR VCG –
– Spécialiste de la gestion des cas de VCG –
– Spécialiste de la VCG en situations d’urgence –
Ken Otieno est déployé à Pemba, au Mozambique, avec le FNUAP depuis mars 2022, où il a occupé jusqu’à présent trois fonctions. Il a d’abord été déployé comme coordonnateur de l’AoR VCG, puis comme spécialiste de la gestion des cas de VCG et maintenant comme spécialiste de la VCG en situations d’urgence.
Ken a été déployé dans le nord du Mozambique en renfort d’urgence pour appuyer la réponse humanitaire en raison du conflit armé en cours et des chocs climatiques caractérisés par des cyclones. Selon l’Aperçu des besoins humanitaires 2023, environ deux millions de personnes dans le nord du Mozambique ont besoin d’une forme d’aide humanitaire, dont 945 000[1] personnes déplacées par le conflit, des membres des communautés hôtes environnantes et des personnes retournées dans leurs districts d’origine au cours de l’année.
Les districts du nord ont également subi pendant des années les attaques de groupes armés non étatiques (GANEs) et ne sont devenus accessibles que récemment, tandis que d’autres sont demeurés partiellement accessibles. Les missions conjointes en cours des forces militaires nationales et internationales ont mené à la libération de plusieurs districts auparavant occupés par les GANEs. Au cours des cinq dernières années, les contre-attaques et les menaces des groupes armés non étatiques (GANEs) dans le nord du Mozambique ont causé des souffrances indicibles, des atrocités et de graves violations des droits de la personne, notamment par la torture, les enlèvements, le viol, les mariages forcés et les grossesses forcées, en particulier à Cabo Delgado et, plus récemment, à Nampula et Niassa
Au cours des 9 derniers mois de son déploiement, Ken a joué un rôle essentiel en appuyant le FNUAP Mozambique dans la coordination du domaine de responsabilité (AoR) pour la violence centrée sur le genre (VCG). Grâce à sa contribution, le FNUAP a pu promouvoir la prestation de services VCG accessibles, sûrs et de qualité par l’ONU, les ONG internationales et les ONG nationales, renforcer les efforts d’atténuation des risques de VCG dans différents secteurs comme l’EAH et la santé, et plaider activement en faveur de possibilités de financement pour des services VCG spécialisés dans les districts nouvellement accessibles du nord du Mozambique. Dans son rôle de spécialiste de la gestion des cas de VCG, Ken a dirigé l’initiative de renforcement des capacités en gestion des cas de VCG dans le nord du Mozambique, qui a mené à la formation et à l’identification d’un bassin de formateurs en gestion des cas de VCG dans les provinces de Nampula et de Cabo Delgado. Ken a également dirigé les phases initiales du déploiement du système de gestion de l’information sur la violence centrée sur le genre, qui améliorera grandement la collecte, le stockage et le partage des données sur les incidents de VCG entre les prestataires de services VCG.
L’impact des enlèvements en cours dans le nord du Mozambique, combiné aux conditions économiques désastreuses au moment de la libération, ne saurait être surestimé, avec des liens évidents avec l’exploitation et les abus sexuels. La plupart des femmes et des filles, une fois libérées, ne trouvent pas facilement de possibilités d’emploi, ce qui les expose à un risque accru de sexe transactionnel, entre autres mécanismes d’adaptation négatifs, car elles peuvent ne pas posséder les compétences ou la scolarité requises, plusieurs — surtout les filles — ayant perdu des années d’éducation pendant leur captivité. De plus, les femmes et les filles qui reviennent de captivité font souvent face à la discrimination et à la stigmatisation dans leurs communautés, et nombre d’entre elles choisissent de partir vers les villes, en particulier celles qui reviennent enceintes ou avec des enfants. Sans source de revenu, elles sont forcées de vivre dans des établissements informels où elles partagent des espaces exigus et surpeuplés. Certaines filles peuvent être forcées de vivre seules, sans leurs parents, qui peuvent être portés disparus ou morts (à la suite des attaques des GANEs dans leurs villages), ce qui les expose à de très hauts risques d’exploitation et d’abus sexuels. Dans son rôle actuel de spécialiste de la VCG en situations d’urgence, Ken continue d’appuyer les efforts de collecte de fonds afin de mobiliser des ressources pour répondre aux besoins de réintégration des femmes et des filles libérées de captivité, compte tenu de l’insurrection et de la contre-insurrection en cours dans les provinces du nord.
Autres récits inspirants
FNUAP-Brésil
UNICEF-Éthiopie
FNUAP-Mozambique